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Tournon-sur-Rhône (Ardèche) est la ville de toute ma jeunesse et puis un jour j'ai traversé le Rhône pour habiter Tain-l'Hermitage (Drôme) aux pieds des célèbres Côteaux de l'Hermitage...

Cardinal François de TOURNON, - 1489-1562

Publié le 9 Juillet 2013

Cardinal François de TOURNON, - 1489-1562
Homme d'état, diplomate, mécène et humaniste * "le Richelieu de François Ier"

François de Tournon est né au château de Tournon, en Ardèche actuelle, en 1489, il est le cinquième enfant de Jacques II de Tournon, comte de Roussillon, chambellan du roi Charles VIII de France, et de Jeanne de Polignac. De ses quatre frères, deux furent évêques : Gaspard de Valence et Charles de Rodez. Il était également destiné à embrasser l'état ecclésiastique. Homme d'État et homme d'église, François de Tournon sut mener avec intelligence ces deux aspects de sa vie. Probablement homme rigide, sévère, qui allait au bout de ses idées et de ses projets avec les convictions de son époque. Dès 1501, il fait ses études à l'abbaye de Saint-Antoine-de-Viennois. Il fait connaissance du Roi François 1er de retour d’Italie. François de Tournon mène une double carrière, d’homme d’Eglise et d’homme d’Etat, comme souvent sous l’Ancien Régime. Homme d'église ? Il est nommé, à vingt-cinq ans, commandeur de leur établissement de Saint-Etienne-en-Forez. Il deviendra par la suite abbé de la Chaise-Dieu, puis archevêque d'Embrum (1517). Il tire de très importants revenus des différentes charges ecclésiastiquse qu'il occupa. Outre les revenus des archevêchés, il bénéficie de ceux d'abbé de Saint-Étienne-de-Caen (1531-1533), La Chaise-Dieu (1534-1541 ou 1519-1562 selon les sources), de Saint-Germain-des-Prés (1534-1562), Ambronay (1544-1550), Ainay (1554 ou 1551-1562), Tournus, Saint-Julien-de- Tours…, mais aussi de prieur de Saint-Pourçain, Souvigny…Il est nommé archevêque d'Embrun en 1517, de Bourges en 1526, Primat des Aquitaines, jusqu'en 1536 ou 1537.
En 1530 il est nommé cardinal prêtre par le Pape Clément VII, titulaire de Saint-Marcellin et de Saint-Pierre et participera de ce fait à plusieurs conclaves.
En 1536, il reçoit à Lyon l'abjuration de Clément Marot (poète de Marguerite de Navarre, sœur du roi François Ier, ses sympathies marquées pour la Réforme et pour Luther lui ont cependant valu la prison puis l'exil en Suisse et en Italie..).
En 1538, il devient archevêque d'Auch jusqu'en 1551. En 1547, à la mort de François 1er, il part pour l'Italie. En 1550 il semble avoir occupé les sièges vacants des évêchés de Albano puis de Sabine.
Il ne participe pas aux travaux du Concile de Trente (1545-1562).
En 1551, il est nommé archevêque de Narbonne où il ne fait que prendre possession du siège. La même année il devient archevêque de Lyon, Primat des Gaules, par échange avec Hippolyte d'Este, et prend possession de son siège l'année suivante. C'est son « grand vicaire » Benoît Buatier qui dirige le diocèse durant ses absences, notamment lorsqu'il se rend dans son château de Roussillon sur le Rhône jusqu'en mai 1553.Il fait éditer le Missel du diocèse de Lyon en 1556.
Durant son épiscopat lyonnais il tente d'enrayer l'influence protestante. En nommant des prédicateurs « sûrs » dans les paroisses de Saint-Nizier et à la Primatiale Saint-Jean-Baptiste de Lyon.
En 1560, le Pape Pie IV l'appelle à Rome où il devient Doyen du Sacré Collège et cardinal d'Ostie.
En 1560, il propose au Consulat lyonnais de confier le Collège municipal, de la Trinité à « certains prêtres religieux nommés jésuites, lesquels sont propres pour instruire la jeunesse en bonnes mœurs et en religion chrétienne, sans prendre aucun gage ni salaire ». Mais les échevins renouvellent leur confiance au responsable Barthélemy Aneau « homme de bien, de bonnes lettres, et expérience, religieux et catholique », alors même que certains le soupçonnaient d'être trop favorable à la Réforme. Il confiera en 1561 le Collège de Tournon aux jésuites, ordre récemment fondé.
En 1561, comme légat du Pape, ou au bénéfice de l'âge selon les sources, il préside l'ouverture du Colloque de Poissy, convoqué par Catherine de Médicis, entre catholiques et protestants, bien qu'il ne fût pas favorable à cette rencontre. Depuis quelques mois les tensions entre catholiques et protestants se sont réveillées, dans la ville de Lyon particulièrement, et en 1561 Barthélemy Aneau est lynché.
Homme d'État / François de Tournon rencontre François Ier probablement à Lyon, en 1515, lorsque celui-ci rejoint son armée pour aller combattre en Italie afin de reprendre le duché de Milan et vaincre à Marignan les 13 et 14 septembre 1515. François Ier lui confia des missions politiques très importantes. Il fut proche de Louise de Savoie (la mère de François Ier), plus tard de Catherine de Médicis, Henri II etc. François Ier fit tant de cas de sa probité, de sa prudence et de son habileté dans les affaires, qu'il le nomma un de ses principaux conseillers, et il remplit cette charge avec beaucoup d'intégrité. Il commence sa carrière comme aumônier de la reine Claude de France (fille du roi Louis XII et première épouse de François Ier). Puis il est conseiller de la régente Louise de Savoie. C'est lui qui négocia la libération du roi et des princes en Espagne suite à la défaite de Pavie (1525). À la demande du roi, il devint cardinal le 19 mars 1530. Caractère hors du commun, François de Tournon a marqué son époque par ses grandes qualités diplomatiques dans le tumulte des guerres. En 1525, c'est lui qui a conduit les négociations avec Charles Quint et réussit à faire libérer François Ier, alors prisonnier de Charles Quint, après la défaite de Pavie en 1525. Le Roi de France aura ainsi une confiance absolue en son libérateur. Il lui confiera des missions diplomatiques de la plus haute importance. Ainsi c'est François de Tournon, en 1530, qui a négocié la libération des « enfants de France », le Dauphin et d'Henri d'Orléans (futur Henri II) les fils de François Ier, retenus en otage en Espagne par Charles-Quint. Entre 1531 et 1547, conseiller de la régente, puis négociateur international, participant à plusieurs conclaves ; il remplit les fonctions de ministre des affaires étrangères de François Ier, sans jamais avoir reçu le titre de ministre, ni même de conseiller. Il négocie le mariage de Catherine de Médicis, nièce du pape Clément VII, avec Henri d'Orléans.

Cardinal François de TOURNON, - 1489-1562
Cardinal François de TOURNON, - 1489-1562
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