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Flash  sur les deux villes jumelles Tain-l'Hermitage                                                                              Tournon-sur-Rhône

Tournon-sur-Rhône (Ardèche) est la ville de toute ma jeunesse et puis un jour j'ai traversé le Rhône pour habiter Tain-l'Hermitage (Drôme) aux pieds des célèbres Côteaux de l'Hermitage...

Nos usines d'autrefois : ETIT ou ITDT à Tournon s/Rhône

Publié le 30 Juin 2013

Nos usines d'autrefois :

ETIT ou ITDT à Tournon-sur-Rhône

Une usine fondée par des industriels lyonnais - En 1852 à St-Jean-de-Muzols, trois industriels lyonnais, (M. Roux et ses neveux les frères Jacob) installent une usine d’impression sur foulards. Trente-cinq ouvriers y travaillent en 1855. Après la guerre de 70-71 on y compte 180 hommes et 100 femmes. Le 31 août 1862 M. Antoine Bozzini achète le barrage, le canal et les terrains. L’année 1862 est donc l’année de fondation de l’usine actuelle ITDT,
En 1949 les établissement d’impression de Tournon deviennent les établissements de teinture et d’impression de Tournon (ETIT)
Pour le centenaire, en 1962 ETIT emploie 420 personnes et 498 en 1977.
Le 21 mai 1981, ETIT déposera le bilan et continuera son activité sous mandataire judiciaire jusqu’au 1er septembre 1982. A cette date, le groupe anglais Liberty rachète l’entreprise qui devient ITDT.
Après trois ans, ITDT redevient bénéficiaire au point d’être classée à la 81e place des entreprises françaises. L’actionnaire principal (98 %) décide en 1995 de cesser ses activités industrielles et tente de revendre ITDT, jusqu’au 31 décembre 1996 où le conseil d’administration décide la liquidation judiciaire. La plupart des salariés n’acceptent pas cette décision et décident de reprendre la société sous forme de coopérative.
La société redémarre le 9 mai 1997. L’effectif de départ compte 72 salariés (dont 70 sont des salariés de l’ancienne société).
L’entreprise textile a été mise en liquidation judiciaire, Les 35 salariés se retrouvent au chômage
Les salariés accusent le coup. ITDT n’est plus. La liquidation judiciaire des Impressions textiles de Tournon a été prononcée jeudi 4 décembre par le tribunal de Privas. Tournon perd là une de ses entreprises historiques, fondée en 1852, qui employait jusqu’à 500 personnes à la fin des années soixante-dix. Lâchée par le groupe anglais Liberty en 1996, elle avait été reprise en coopérative par 70 de ses salariés. Depuis, ITDT faisait face à la concurrence mondiale, elle s’était concentrée sur l’impression de tissu d’habillement et était tombée à 35 salariés aujourd’hui.Une dette de 1,7 millions d’euros, La crise économique a-t-elle eu raison de l’entreprise textile ? « Notre chiffre d’affaires était insuffisant. On a été mis en redressement judiciaire le 2 octobre » explique William Martel, secrétaire du comité d’entreprise. En octobre, ITDT a fait un chiffre d’affaires de 290 000 euros, au lieu des 320 000 euros nécessaires à l’équilibre de son budget. En novembre, le chiffre d’affaires n’était plus que de 170 000 euros, et la dette s’élevait à près de 1,7 millions d’euros. « Quand l’administrateur a vu ces chiffres, et malgré le fait que notre trésorerie tienne la route, il est allé rencontrer notre principal client pour voir s’il était prêt à aider financièrement ou à racheter l’entreprise » relate William Martel. Le groupe Deveaux, qui représente 90 % du chiffre d’affaires d’ITDT, a répondu négativement. « Deveaux a dit qu’il était satisfait des essais qu’il avait fait en Chine. Donc il était en train de nous quitter. Il a dit aussi qu’il avait à faire tourner son usine de Villefranche. Quand on perd son client principal, c’est la fin ».A l’annonce de la liquidation jeudi 4 décembre, tous les salariés sont revenus le soir à 17 h vider leurs placards. Le lendemain, les serrures avaient été changées. Depuis, le personnel d’ITDT se retrouve dans les locaux de l’ex magasin qui a été mis à disposition du CE. Ce mercredi, les ouvriers ont assisté amers au balai des camions venus emporter tissus, cylindres, pochoirs… Les clients étaient venus récupérer ce qui leur appartient. « ITDT a trop été pressé comme un citron par ces clients qui nous tenaient ».« Le capital, on ne le reverra pas »
« L’administrateur ne s’est même pas déplacé pour nous dire les choses. On avait tous pourtant mis de l’argent dans la coopérative ». Chaque mois, 1 % de chaque salaire était ajouté au capital de l’entreprise. « La coopérative a permis à ITDT de vivre onze années de plus, mais notre capital, on ne se fait pas d’illusion, on ne le reverra pas ». Des associés, pour la plupart des ex-salariés, avaient aussi investi dans le capital. « Aujourd’hui, je suis en colère de voir que tout ce que l’on a monté s’arrête » indique Joël Reynaud, ancien salarié venu soutenir ses collègues, « Je suis associé et n’est reçu aucune information du liquidateur ! ».
Les ex-façonniers attendent maintenant la mise en place de la cellule de reclassement. Certains se demandent comment ils retrouveront du boulot à 52 ans. « Le chômage fait peur avec la conjoncture actuelle » avouent-ils.

Nos usines d'autrefois : ETIT ou ITDT à Tournon s/Rhône
Nos usines d'autrefois : ETIT ou ITDT à Tournon s/Rhône
Nos usines d'autrefois : ETIT ou ITDT à Tournon s/Rhône
Nos usines d'autrefois : ETIT ou ITDT à Tournon s/Rhône
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